mercredi 18 octobre 2017

Rendez-vous à Dourdan les 18 et 19 novembre sur le stand des Editions du Jasmin [ici]


Les 18 et 19 novembre 2017, je dédicacerai mes ouvrages sur la culture argentine sur le stand de mon éditeur, Les Editions du Jasmin, au Salon du Livre et des Auteurs, organisé à Dourdan, dans le sud de l'Essonne, par les associations Fête de l'Art et Livre d'Orge, qui rendra hommage à la grande plume locale, le scénariste et génial dialoguiste Michel Audiard, auquel nous devons nombre de nos grandes répliques du cinéma des années 50 à 70.

Entrée libre et gratuite, de 10h à 18h, au Centre Culture René Cassin.
Un programme nourri d'activités culturelles pour les grands et les petits enrichit la manifestation autour des exposants.

Comme d'habitude sur un salon du livre, je proposerai de déguster un authentique mate argentin, que je prépare avec une yerba mate en provenance de coopératives artisanales situées dans les provinces de Corrientes ou de Misiones, ce qu'en Argentine, on appelle le Litoral parce que la région est bordée par deux grands fleuves, le Paraná à l'ouest et l'Uruguay à l'est. Une vraie découverte gustative pour nos papilles européennes.

Plus d'informations sur le site Web des organisateurs.

Les visiteurs qui viendront de loin en profiteront pour découvrir le patrimoine de cette vieille cité médiévale que le roi Philippe Auguste avait dotée d'une forteresse qui a survécu au cardinal Richelieu qui abattre toutes les murailles fortifiées privées dans le royaume de France ! A découvrir sur le site Internet de l'office du tourisme de la ville.

Découverte d'un condor préhistorique en Province de Buenos Aires [Actu]

Image créée par l'équipe de recherche pour donner à voir ce pré-condor géant
Les deux hommes sur la photo font partie de l'équipe des inventeurs de fossiles

A Marco Paz, une agglomération du département de La Matanza, à quelques kilomètres de la capitale fédérale argentine, dans la Province de Buenos Aires, plus connue pour ses plaines à hauteur de l'océan que par ses hauts sommets andins, une équipe de paléontologues du Musée argentin des Sciences Naturelles Bernardino Rivadavia et du CONICET (centre national de recherche scientifique et technologique) a découvert les fossiles d'un gigantesque rapace qui appartient à la même famille que l'emblématique vautour condor, le plus grand oiseau volant dans le monde, qui hante les altitudes de la cordillère des Andes.

L'oiseau découvert vivait il y a trente mille ans. Il mesurait 2,50 m d'envergure (ailes déployées) et possédait des serres encore plus puissantes que celles, pourtant impressionnantes, de son lointain descendant andin. L'animal a été baptisé Emperador de la Pampa (empereur de la Pampa).

Les premières découvertes ont eu lieu en 2013 et le travail s'est poursuivi dans la discrétion depuis.

La découverte fera prochainement l'objet d'une publication dans la revue scientifique du Museo Argentino de Ciencas Naturales Bernardino Rivadavia, une grande institution portègne.

Pour en savoir plus :

samedi 14 octobre 2017

Daniel Melingo au Teatro Avenida ce soir [à l'affiche]


Ce soir, samedi 14 octobre 2017, à 21h, l'auteur-compositeur interprète Daniel Melingo présente son nouveau disque, Anda, au très prestigieux Teatro Avenida de l'avenue de Mai (avenida de Mayo 1222), avant de venir en tournée en Europe (il sera en France, au Havre, le 17 novembre).

Página/12, qui aime bien ce rebelle du rock et du tango, en profite pour publier ce matin une interview du chanteur, compositeur et instrumentiste qui entend inventer son propre tango (ce sont ses mots).

Ce soir, l'entrée est très chère : le billet oscille entre 200 et 800 $ ARG. Ce n'est pas donné !

Pour en savoir plus :

Fusion entre folklore et tango demain au CAFF [à l'affiche]


Demain, dimanche 15 octobre 2017, à 20h, le CAFF, Sánchez de Bustamante 772, offre sa scène à un nouveau duo, récemment formé, entre la chanteuse Victoria Morán et le bassiste et arrangeur Willy González, qui propose un tour de chant mélangeant les grands classiques de la ville (tango) et des champs (folklore).

Entrée : 150 $ ARG.

vendredi 13 octobre 2017

Un peu de tout demain chez Jacqueline [à l'affiche]


C'est une soirée de musique qui mélangera tous les genres populaires de l'Argentine et de tout le sous-continent que la chanteuse Jacqueline Sigaut propose, chez elle, à Palermo, avec son invitée du jour, la chanteuse Mariana Grisiglione, qui sera accompagnée aux percussions par Germán Gómez et au piano par Riki Proz : musique populaire brésilienne, tango, folklore argentin et latino-américain...

Comme d'habitude, il faut s'inscrire à l'avance, comme indiqué sur le visuel.

mercredi 11 octobre 2017

L'Argentine sauvée in-extremis [Actu]

Le génie de Messi nous envoie au Mundial

Grâce à un match de barrage qui l'opposait hier à l'équipe nationale de l'Equateur, la sélection argentine vient d'arracher de haute lutte sa place au Mundial qui se tiendra en Russie à l'été 2018. L'équipe a fait peur à tout le pays pendant un an. L'explosion de joie s'affichait ce matin sur toutes les unes des quotidiens.

Ce calembour, tout le monde l'a fait un peu partout dans le monde du ballon rond.
En espagnol, en français et même en anglais, ça marche !

C'est Leonel Messi qui a marqué les trois buts de cette victoire extrême et le coach vient de sauver son poste ! De son côté, le voisin transandin n'a malheureusement pas eu cette chance : les footballeurs chiliens ne participeront pas à la Coupe du monde.
En ces années de bicentenaire de l'association des deux pays dans la guerre d'indépendance (1814-1818), c'est bien triste.

 C'est La Nación qui fait le plus sobre des gros titres
"Merci, Messi
En trois buts, il emmène l'Argentine en Russie"

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 qui n'a pas résisté au jeu de mot hyper-téléphoné entre le patronyme du "meilleur joueur du monde" et le titre hébreu du Christ
Il va sans dire que chaque journal consacre plusieurs papiers à l'événement.

Ariel Prat revient ce soir à Los Chisperos [à l'affiche]

Le titre du spectacle est un jeu de mots sur le gentilé des habitants du Río de la Plata (rioplatenses)
Un reo, en Argentine, c'est un brigand (en Espagne, un accusé)

Ce soir, mercredi 11 octobre 2017, à 21h, l'auteur-compositeur interprète Ariel Prat, bien connu comme murguero, partagera la scène du restaurant Los Chisperos, Pasaje San Lorenzo 365, avec son complice, le charanguiste Omar Gianmarco. Ils viennent de mettre au point un tour de chant commun qu'ils présentent à Buenos Aires pour la seconde fois.

Prix d'une place : 150 $ ARG.


Et puis samedi, Ariel Prat se produira à nouveau, mais cette fois-ci dans le quartier de Flores, à 21h30, au café La Forja, Bacacay 2414, autour de la thématique de la musique afro-américaine, où le répertoire de Juan Carlos Cáceres, dont il fut un ami proche, aura une belle place.

Prix d'une place : 180 $ ARG.

A noter les changements de tenue chez Ariel Prat : pour le premier spectacle, il a troqué son habituel foulard catalan noué derrière la tête pour une casquette posée à l'envers et il a repris son foulard pour Ariel Prat y los perdidos.

lundi 9 octobre 2017

Un demi-siècle après : le Che dans la presse argentine [Histoire]

Une de La Nación, le 10 octobre 1967
La nouvelle était parue sur la seconde édition du jour

Demain, 10 octobre 2017, cela fera cinquante ans que le Che, Ernesto Guevara, a été exécuté en Bolivie. Comme ailleurs dans le monde, le Che est un véritable mythe dans son pays natal.
Dès ce matin, les quotidiens préparent la célébrations avec des dossiers qui sont consultables en ligne.

Pour en savoir plus :

jeudi 5 octobre 2017

Une amnistie pour les employeurs qui régularisent leurs salariés ? [Actu]

Devant le fléau du travail au noir, dont on estime qu'il affecte au moins 40% de l'activité économique argentine, le gouvernement prépare une loi qui exempterait d'amendes les employeurs resquilleurs à condition qu'ils régularisent leur situation et déclarent l'ensemble de leurs salariés.

Le système de sécurité sociale y trouverait un peu plus son compte et les travailleurs un peu plus de tranquillité et de confort.

Le gouvernement estime que la mesure permettrait de régulariser un million de travailleurs (sur une population totale argentine d'un petit peu plus de 40 millions d'habitants). On estime que 4,5 millions de travailleurs sont employés au noir dans le pays et ne sont pas couverts par un système de protection ni pour leur santé, ni pour leur retraite ni en cas d'accident du travail ou de perte d'emploi. Mauricio Macri espère mettre ainsi un frein aux procès intentés aux employeurs malhonnêtes car il y voit un repoussoir pour les investisseurs, or il souhaite voir les capitaux venir alimenter le développement économique du pays.

Le projet de loi devrait être prêt à la rentrée australe, pour la session législative de mars prochain. Les salariés régularisés devraient se voir valider pour leurs droits à la retraite la période de travail au noir antérieure à la date de régularisation par leur employeur.

Pour aller plus loin :

Biopic autour de la figure de Tita Merello [à l'affiche]


Aujourd'hui, c'est la sortie d'un nouveau film sur Tita Merello, intitulé Yo soy así (une allusion à l'un des tangos de son répertoire). La chanteuse de tango et l'actrice qui est morte presque centenaire inspire décidément beaucoup le cinéma...

Cette fois-ci, il s'agit d'une biographie quelque peu romancée et réalisée par une femme. Et c'est une grosse production, avec beaucoup d'ambition commerciale, au point qu'il y a un an, le tournage avait été ouvert à la presse.

L'actrice Mercedes Funes, dans le rôle de Tita Merello (photo de la production)

Pour découvrir Tita Merello, on peut aller consulter les pages qui lui sont consacrées par le site encyclopédique argentin Todo Tango.

Pour en savoir plus sur le film :
lire le reportage sur le tournage dans Clarín, en novembre 2016
consulter la page Facebook du film.

mercredi 4 octobre 2017

L'affaire Maldonado : l'ONU s'en mêle [Actu]


Dans l'affaire de la disparition du jeune Santiago Maldonado, en Patagonie, au début du mois d'août, le Bureau régional du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU a fait, hier, injonction à l'Argentine de respecter ses engagements internationaux en respectant dans l'instruction en cours les standards judiciaires définis par les accords dont elle est signataire.

Le chef du Bureau pour l'Amérique du Sud souligne que l'enquête n'a toujours pas donné de résultats satisfaisants (on n'a toujours trouvé aucune trace du disparu) et qu'il convient d'examiner si, oui ou non, la gendarmerie (1) est impliquée dans l'affaire (le communiqué ne se prononce pas sur la question) et s'il s'avère qu'elle l'est, de prononcer rapidement les sanctions qui s'imposent contre les auteurs directs des faits (qui constitueraient alors soit un enlèvement suivi de mort ou un homicide, intentionnel ou accidentel) et à leurs supérieurs hiérarchiques.

Ce matin, seuls Página/12 (qui est dans l'opposition) (2) (3) et l'agence nationale Télam ont rendu compte de ce communiqué. Les autres quotidiens parlent de l'affaire mais taisent l'existence de cette déclaration onusienne.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 sur le communiqué de la ACNUDH (sigle espagnol)
lire la dépêche de Télam sur le même sujet
lire l'article de Página/12 sur l'irruption des gendarmes à l'université de Rosario (Santa Fe)
lire le communiqué (en espagnol) de la ACNUDH

Ajouts du 5 octobre 2017 :
mettant Página/12 au comble de la colère, ne voilà-t-il pas que Alfredo Astiz, le fameux "ange blond de la mort", bourreau au service de la dernière dictature militaire, qui passe une nouvelle fois en jugement pour certains de ses crimes, a utilisé son dernier temps de parole avant le retrait de la cour pour défendre les gendarmes qui, en débarrassant l'Argentine de Maldonado, n'auraient fait que défendre l'intégrité du territoire contre de supposés "dangereux sécessionnistes" (comme autrefois, en torturant, il prétendait défendre la patrie contre la subversion et la sédition). Cette déclaration ignoble, comme d'habitude chez ces criminels qui continuent à distiller leur venin dès qu'ils ont la parole en public comme en privé, a suffi pour que le quotidien en fasse sa une et dénonce dans l'affaire actuelle une répétition des crimes commis sous le régime putschiste de 1976-1983. Lire cet article.
Sur ces mêmes déclarations de l'accusé, lire l'article de La Nación, qui rapporte la même impénitente revendication de ses actes sous prétexte de défendre le pays, le même refus de reconnaître la légitimité du tribunal, etc., sans toutefois y lire les mêmes similitudes avec l'actualité.



(1) De manière très étrange hier, la gendarmerie a violé l'enceinte de l'université nationale de Rosario pour empêcher une réunion politique de soutien à la famille et de revendication de recherches efficaces. En Argentine, les universités disposent en effet d'un statut d'autonomie et les forces de l'ordre ne peuvent pas entrer, à moins d'être sollicitées par le recteur ou envoyées sur mandat d'un juge. Ceci ne les ont jamais empêché d'intervenir dans des locaux universitaires, sans mandat ni autorisation, à plusieurs reprises sous diverses dictatures. Là encore, aujourd'hui, seul Página/12 dénonce le fait que la rédaction a même mis à la une.
(2) Lundi, dans sa conférence donnée à Paris, Estela de Carlotto a dénoncé la situation économique de Página/12 qui serait en grand danger de mettre la clé sous la porte et qui ne pourrait déjà plus payer ses salariés. Estela de Carlotto a également déploré la prochaine vente de la chaîne de télévision C5N, qui défend actuellement les mêmes positions que Página/12 et va changer de ligne éditorial, à moins que l'arrêt de la AFIP (administration fiscale argentine) mette fin au processus de vente. La AFIP a en effet interdit l'opération.
(3) Ceci dit, le même journal qui monte ainsi le ton sur cette affaire prend fait et cause pour les séparatistes catalans et contre le roi d'Espagne alors que le référendum d'auto-détermination de dimanche dernier non seulement ne respectait pas la constitution espagnole mais était, par la loi locale qui l'a institué, contraignant dans ses résultats, sans qu'aient été définis ni un quorum ni une majorité qualifiée et sans qu'il y ait de listes électorales pour vérifier le droit de voter des électeurs se présentant devant des urnes opaques (drôle de conception de la démocratie).

lundi 2 octobre 2017

Vendredi prochain, allez danser à la milonga de la Uni [à l'affiche]


Le 6 octobre 2017 à 21h, comme tous les premiers vendredis du mois jusqu'à Noël, la Uni, surnom du CETBA (centre de formation du Tango de Buenos Aires), propose sa milonga gratuite dans sa nouvelle forme, inaugurée cette année avec deux pistes, l'une pour les danseurs au style traditionnel et l'autre pour les danseurs adeptes des défis alternatifs.

Comme d'habitude, la soirée comportera une tombola, un buffet avec une petite restauration, de la musique vivante, un DJ et des cours pour débutants et intermédiaires. Ce mois-ci, la Milonga de la Uni sera animée par les champions qui ont été couronnés au Festival de Tango de Boedo cette année.

Il est proposé aux participants de verser une entrée volontaire de 30 $ (ce n'est pas lourd).

Grand ménage de printemps au Cabildo [Actu]

La partie du patio qui accueillait le restaurant indélicat
la photo montre le mur qui longe Plaza de Mayo (g.) et celui de la rue Yrigoyen (g.)
Dans le fond, on voit l'ouverture de la rue Bolívar qui descend vers le sud

Depuis environ deux semaines, le musée national du Cabildo a fait fermer le restaurant qui fonctionnait dans ses murs depuis 2002 et dont les gérants ne payaient plus les droits d'occupation ni la fourniture d'énergie depuis 2013. Paradoxalement, c'est un gouvernement qualifié de néo-libéral qui met fin à une expérience d'exploitation privée au sein d'une institution culturelle nationale.

Le restaurant faisait d'assez grasses affaires en vendant à des prix exorbitants des menus et des plats de type très classique dans un lieu hautement symbolique de l'histoire nationale : c'est en effet dans ces murs que s'est déclenchée la Révolution du 25 mai 1810, qui allait conduire l'Argentine à déclarer, six ans après, son indépendance irrévocable. Depuis 2013, le ministère de la Culture cherchait à fermer cet établissement qui ne respectait plus les termes du contrat et qui a fait jouer toutes les subtilités du code de procédure judiciaire pour se maintenir le plus longtemps possible dans ces murs, au détriment du musée qui assumait une bonne partie des dépenses du commerce.

Aujourd'hui, les installations du restaurant à l'intérieur du patio du Cabildo ont été démolies et des fouilles archéologiques ont commencé, avant que le musée ne redéfinisse complètement l'agencement de l'espace réduit dont il dispose dans le bâtiment. Le directeur, l'historien Gabriel Di Meglio, a plusieurs projets pour les réserves, pour les bureaux et pour de nouveaux espaces publics pour les activités pédagogiques et les expositions.

La Nación nous fait faire ce matin une visite des lieux et rend compte de la position du ministre de la Culture, Pablo Avelluto, pas mécontent d'avoir pu obtenu à la fin la libération du Cabildo.

Les Messieurs-Loyaux en vedette à la Academia ce soir [à l'affiche]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Ce soir, lundi 2 octobre 2017, à 19h30, la Academia Nacional del Tango propose une rencontre publique consacrée aux présentateurs qui annonçaient les orchestres à la Grande Epoque, que ce soit sur scène, à la radio ou à la télévision. L'art de Monsieur Loyal dans la tradition du tango !

La soirée sera animée par l'académicien Fernando Finvarb et le président Gabriel Soria, avec la participation spéciale de deux grands connaisseurs de l'histoire des orchestres, Carlos Gorrindo et Rubén Serrano.

L'entrée est libre et gratuite, comme toujours, Avenida de Mayo 833, au premier étage.

samedi 30 septembre 2017

Le Café de los Angelitos au cœur d'un trafic de drogue ? [Actu]

La photo de la une de Clarín montre l'intérieur du Café de los Angelitos
avec l'un des gendarmes qui surveille la salle pendant la perquisition des bureaux
Le gros titre au-dessus fait référence à un scandale qui vient d'éclater :
une jeune fille aurait été abusée sexuellement par l'un de ses camarades
dans un lycée d'élite, le Colegio Nacional de Buenos Aires,
pendant que les élèves occupaient leur établissement
pour protester contre une réforme des programmes
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Hier, une perquisition spectaculaire a eu lieu dans un célèbre café historique de Buenos Aires, le Café de los Angelitos, qui était autrefois l'un des lieux préférés de Carlos Gardel, non loin de sa maison de la rue Jean Jaurès. Trente-trois autres établissements divers et variés ont eu droit à la visite de la Gendarmerie dans le cadre d'une grande enquête sur le réseau argentin d'un cartel colombien. Toutes ces adresses serviraient de façades honorables à des activités de blanchiment d'argent de la drogue.

A l'étage, le Café de los Angelitos abrite un cena-show très fréquenté, un classique spectacle de tango avec dîner pour touristes étrangers arrivant en voyages organisés peu soucieux d'authenticité. Au rez-de-chaussée, un café portègne traditionnel très apprécié à toute heure par les gens du cru. On y vient déjeuner, ou savourer la collation du soir, vers 18h, la copieuse merienda argentine, voire même dîner sans se préoccuper de ce qui se passe au niveau supérieur.

Revenu à la vie en 2007, après une longue fermeture à la suite d'un terrible incendie qui avait mis fin à l'exploitation du premier café, celui de Gardel, le Café de los Angelitos nouvelle mouture a été inscrit sur la liste des Cafes Notables, institutions gastronomico-culturelles de la Ville Autonome de Buenos Aires, qui, à ce titre, participent aux animations culturelles municipales.

Il se trouve que la légende veut que le Café de los Angelitos tienne son nom non pas des deux angelots en bas-relief à l'italienne de sa célèbre enseigne (ce qui est pourtant vraisemblable) mais de la police des années 1910-1920 qui, par antiphrase, l'aurait baptisé ainsi, parce que les mauvais garçons de la ville s'y donnaient volontiers rendez-vous la nuit (dans ce cas, le nom de l'établissement pourrait se traduire Café des enfants de chœur). Les deux explications ne s'excluent pas nécessairement.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Clarín, qui a mis l'information à sa une.

Prochaine dédicace au salon du livre de Migennes [ici]

Le dimanche 15 octobre 2017, de 10h à 18h, je serai présente sur le stand des Editions du Jasmin, à la onzième édition du Salon du Livre de la Ville de Migennes, dans l'Yonne (89), en région Bourgogne Franche-Comté. J'y dédicacerai tous mes ouvrages sur la culture argentine, que ce soit le tango, le folklore et les contes, ou l'histoire, à travers l'épopée du général José de San Martín (1778-1850), dont cette année inaugure un grand cycle de bicentenaires, ceux de la Campagne émancipatrice continentale (1817-1822).


Sur le stand, devrait également être présent le romancier Didier Paquette, qui y signera Le saut de l'escargot, sorti dans la collection Jasmin Littérature. Didier est un très agréable compagnon sur un salon et je me réjouis de le retrouver à cette occasion.

Comme d'habitude, sur un salon en France, j'offrirai aux lecteurs une dégustation gratuite de maté argentin, avec l'une ou l'autre des yerbas mate artisanales que j'ai rapportées de mon dernier voyage sur les bords du Río de la Plata.

Entrée libre et gratuite.

Pour en savoir plus sur le salon:

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond à Jujuy [Actu]

"Morales est capable de tout"
Le gros titre est tiré des déclarations de Milagro Sala
sur l'antenne de C5N, hier, lorsqu'elle a appris la révocation de sa liberté

Depuis janvier 2016, la dirigeante politique de gauche Milagro Sala a maille à partir avec la justice de sa province, la province de Jujuy. Sa mise en cause dans plusieurs instructions pour faits de corruption, concussion, abus d'argent public et même violence ayant entraîné la mort, lui vaut d'avoir été incarcérée à titre provisoire puis condamnée dans une première affaire (pour laquelle elle a fait appel).

Milagro Sala étant une députée kirchneriste au Parlasur, la chambre législative d'une Amérique du Sud qui développe une coopération continentale (sans aucune concession des souverainetés nationales), et la justice provinciale n'ayant tenu aucun compte de la moindre immunité parlementaire, les leaders d'opinion de l'opposition dénoncent régulièrement, depuis janvier 2016, la partialité des magistrats jujégnes, attribuée à leur soumission au Gouverneur Gerardo Morales (majorité nationale).

Jusqu'à il y a quelques semaines, cette partialité ne me sautait pas aux yeux, dans la mesure où les arguments développés par l'opposition n'étaient pas toujours exempts d'aveuglement partisan, ce qui est un euphémisme. Or en août, de longues, très longues semaines après un avis de la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme (CIDH) qui réclamait la mise en liberté de Milagro Sala, dont l'intégrité physique aurait été menacée dans l'établissement pénitentiaire où elle était détenue dans une cellule individuelle, nettement plus confortable qu'à l'ordinaire, la militante a été mise en liberté surveillée mais d'une manière pour le moins singulière, ce qui a mis en évidence l'arbitraire des juges et leur volonté d'humilier la prisonnière. D'abord, parce que le magistrat en charge de cet aménagement du régime carcéral a voulu l'installer dans un immeuble en ruine sans aucun confort (ni eau courante, ni électricité, ni chauffage, ni sanitaires). Le procédé était tellement grossier (et contraire aux engagements internationaux de l'Argentine) qu'il a dû faire machine arrière et se rabattre finalement sur un placement dans la maison familiale qui fut dès avant le retour de la mère de famille entourée d'un important détachement de forces de l'ordre pour surveiller la demeure nuit et jour alors que les criminels de la dictature définitivement condamnés et qui obtiennent ce traitement de faveur à cause de leur grand âge ou de leur état de santé (réel ou supposé) vivent sans surveillance et profitent souvent d'une liberté de mouvement dont on a peine à croire qu'elle existe pour des criminels de cette envergure. Ils sont censés respecter une peine de prison à domicile mais ils sortent dans la rue, vont faire leurs courses, s'attablent aux bonnes tables de leur quartier (en général assez chic) pour prendre un café, une collation, déjeuner ou dîner, vont au cinéma. Bref, ils mènent, de façon illégale, une vie normale, ce qui était refusé de façon évidente à une femme, d'origine indigène, élue du peuple, normalement protégée par une immunité et toujours présumée innocente puisque aucun jugement définitif n'est encore intervenu – et, vu les lenteurs de la justice argentine et la complexité du code de procédure pénale, le jugement définitif n'est pas pour demain matin !

L'affaire Milagro Sala est traitée en gros titre, à droite
Le gros titre principal est consacré à la "non-venue" du Pape François
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Contre cette levée d'écrou et cet aménagement du régime carcéral, qui dérogent délibérément aux usages en vigueur dans le pays, le procureur de Jujuy a fait appel et la Cour d'appel vient de lui donner raison en prononçant la révocation du régime de prison domiciliaire (ou résidence surveillée) pour Milagro Sala. Au terme de cet arrêt, elle devrait retourner derrière les barreaux. Elle a toutefois la capacité de se pourvoir en cassation, ce que ses avocats vont sans doute faire, ne serait-ce que pour gagner du temps, un temps précieux qui sera mis à profit par l'opposition argentine pour sensibiliser les ONG et les instances internationales (Amnesty International, Human Right Watch, ACAT, CIDH, ONU, et tutti quanti).

Quelles que soient les infractions dont Milagro Sala a pu se rendre coupable et pour lesquelles elle n'a toujours pas été condamnée, ce nouveau rebondissement montre assez clairement que la justice de Jujuy s'est engagée dans un règlement de compte partisan avec elle et avec l'organisation qu'elle dirige, la Tupac Amaru, qui se veut révolutionnaire et qui a été soutenue financièrement par le gouvernement précédent, avec de l'argent public.

Pour en savoir plus sur l'affaire :
lire l'article de Página/12, qui ne mâche pas ses mots et accuse sans ménagement les gouvernements, provincial et national
lire la reprise des propos de Milagro Sala à l'antenne d'une télévision kirchneriste, C5N, dans La Nación, journal favorable à la majorité actuelle
lire l'article de Clarín

Ajouts du 14 octobre 2017 :
Milagro Sala vient d'être remise sous écrous dans le même établissement pénitentiaire que celui où la CIDH lui avait rendu visite et avait estimé que son intégrité physique était mise en danger. L'arrestation s'est réalisée dans des conditions très brutales et humiliantes pour la militante politique, emmenée de chez elle menottée et en pyjama, à l'aube.
Lire l'article que Horacio Verbitsky a publié sur le site de Página/12, dès que la nouvelle a été connue
lire l'article de La Nación rédigé à partir de dépêches d'agence
lire l'article de Clarín

vendredi 29 septembre 2017

Encore raté ! [Actu]

La famille Macri-Awada lors d'une audience accordée au président argentin

Cette fois-ci, pourtant, même les évêques argentins, d'ordinaire si réservés sur ces questions, s'étaient laissé aller, ces dernières semaines, à évoquer leur espoir d'une visite prochaine. Or cet après-midi, à Rome, ça a été la douche froide. Le Pape François ne fera pas de visite pastorale en Argentine en 2018.

Il y a quelques mois, circulait une rumeur de source qu'on disait sûre : le Saint-Père voulait que les Argentins se convertissent à la culture du dialogue avant de se rendre dans son pays. Pour ne pas être pris en otage par le gouvernement en place et son opposition, quels qu'ils soient à l'heure de son voyage, ce qu'a confirmé l'un de ses neveux, lui-même jésuite. Le moins qu'on puisse dire est que cette campagne électorale montre que cet esprit de dialogue (reencuentro), de réconciliation et de débat pacifique au-delà des différences idéologiques et partisanes est encore loin.

Du coup, Página/12, qui n'est pas le dernier à jeter de l'huile sur le feu, se réjouit de ce qu'il interprète (à tort, me semble-t-il) comme un camouflet du Pape au Président Macri. Et le reste de la presse, sur les sites Internet mis à jour à cette occasion, regrette l'annonce faite par le service de presse du Vatican.

La nouvelle est d'autant plus douloureuse pour les Argentins de bonne foi (et pas seulement les catholiques) que ce n'est pas le premier espoir douché et que le Pape vient de faire une visite couronnée de succès en Colombie, le pays qui vient de clore un demi-siècle de guerre civile...

Pour aller plus loin :
lire l'article de La Nación, où Elisabeta Picqué, la correspondante permanente du journal en Italie, relaie l'info qu'elle a elle-même reçue à la conférence de presse quotidienne du Saint-Siège
lire l'article de Clarín, qui a fait sa une (ci-dessous) sur le fossé qui se creuse entre la majorité et l'opposition, en prenant à témoin la cérémonie ratée de la remise en service du pont transbordeur de La Boca, hier : deux manifestations se faisaient face, du côté de la capitale fédérale, celle de la majorité nationale à laquelle appartient le Gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, du côté de la province de Buenos Aires, celle de l'opposition kirchneriste, à laquelle appartient le maire de Avellaneda, sur l'autre rive du Riachuelo. La cabine du transbordeur, avec à son bord le Chef du Gouvernement de Buenos Aires, a fait demi-tour entre les deux rives, de peur de créer une émeute ou une rixe à Avellaneda. Les deux élus du peuple ne se sont même pas serré la main.
Quelle atmosphère pour une campagne électorale dans une démocratie !

Cliquez sur l'image pour une haute résolution
Ajouts du 30 septembre 2017 :
lire l'article de La Nación sur la réaction de la Casa Rosada à la déception d'hier
lire l'interview du père Mariano Fazio, prêtre argentin de l'Opus Dei, qui exerce à Rome une haute charge dans cette congrégation et répond à La Nación au sujet de cette annulation du voyage papal envisagé. Il avance comme argument le climat politique détestable qui règne actuellement en Argentine, en écho à ce qu'avait dit hier Greg Burk, le chef du service presse du Vatican.
Ce matin, ce quotidien ne consacre pas moins de quatre articles à cette affaire.

jeudi 28 septembre 2017

Place au tango expérimental au festival Nuevo Baires Tango [à l'affiche]

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

A l'initiative du compositeur et pianiste Marcelo Lodigiani, c'est un nouveau festival de tango qui commence ce soir à Buenos Aires. Un festival consacré aux nouvelles tendances musicales du genre et aux expériences dans un esprit d'ouverture et de liberté. Le mot d'ordre était le suivant : "venez et faites ce que vous voulez".

Le festival se déroulera dans trois quartiers, sur trois sites distincts, dont l'Alliance Française de Palermo (l'Alliance Française a plusieurs locaux à Buenos Aires).

Au programme, des concerts et une table ronde, avec remise de prix pour la clôture, lundi soir.

Entrée libre et gratuite avec réservation à l'avance obligatoire.

Página/12 a consacré un article-interview à l'événement dans son édition de ce matin.

Le festival dispose d'une page Facebook.

mercredi 27 septembre 2017

Le centenaire du Tango Canción ce soir au Teatro San Martín [à l'affiche]


Ce soir, mercredi 27 septembre 2017, à 20h, le Teatro San Martín, Corrientes 1530, accueille la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto pour fêter le centenaire du Tango Canción, inauguré avec Mi Noche Triste, de Samuel Castriota et Pascual Contursi (1), enregistré pour la première fois par Carlos Gardel, en 1917.

Pour l'occasion, la Orquesta a invité Patricia Barone, Esteban Riera, Lautaro Mazza, Verónica Marchetti, Emiliano Castignola et Lucrecia Merico.

Entrée libre et gratuite mais toutes les places ont déjà été distribuées, selon la règle de deux places retirées par personne au guichet du théâtre.


(1) Mi noche triste fait bien évidemment partie du corpus de textes que j'ai présentés et traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié aux Editions du Jasmin.

Une autre résurrection : le pont transbordeur de La Boca [Actu]


Le vieux pont transbordeur Nicolás Avellaneda avait cessé toute activité il y a soixante ans. C'est pourtant l'une des images les plus emblématiques du port de La Boca, sur le Riachuelo, un ouvrage d'art majestueux qui découpe sa silhouette imposante dans le ciel et qui se voit de très loin...

L'ouvrage métallique avait été conçu en 1908 mais c'est seulement en 1914 qu'il a été inauguré, construit avec des pièces fabriquées en Grande-Bretagne et assemblées en Argentine. En 1999, il a été reconnu comme patrimoine historique national, un monument en péril cependant.

Après sa remise en service ces jours-ci, il est question d'ouvrir un dossier de candidature pour le faire inscrire au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO. Ce qui va donc donner bien du travail à la délégation argentine, qui travaille déjà sur la candidature de la ville de La Plata, sur celle du Chamamé (une musique qui unit le nord-est de l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay et le sud du Brésil), les Routes Sanmartiniennes entre autres projets !

Pour aller plus loin :
lire l'article d'aujourd'hui dans La Nación.

Ajouts du 28 septembre 2017 :
lire l'article de Página/12, qui évoque aussi le congrès international des transbordeurs à la Usina del Arte (un grand centre culturel et théâtral à La Boca), avant l'ouverture d'un dossier de postulation au Patrimoine de l'Unesco
lire l'article de Clarín

mardi 26 septembre 2017

Estela bientôt à Paris [ici]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Le lundi 2 octobre 2017, Estela de Carlotto, la (radieuse et très chaleureuse) présidente de Abuelas de Plaza de Mayo (Grands-mères de la Place de Mai) sera à Paris à l'invitation de la Mairie de Paris et de l'Observatoire de l'Argentine, une association conduite par une historienne argentine installée en France.

La manifestation se déroulera entièrement en espagnol, ce qui ne sera pas pour déplaire à Anne Hidalgo, elle-même d'origine péninsulaire.

Ce sera à la Maison de l'Amérique Latine, à 19h, 217 boulevard Saint-Germain, à Paris 7ème.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Pour en savoir plus sur Abuelas de Plaza de Mayo en français, cliquez sur le mor-clé correspondant dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre de cet article.

Ajout du 14 octobre 2017 :
lire le billet de dernière page sur Página/12 résumant avec exactitude (mis à part l'étrange mauvaise traduction du nom Maison de l'Amérique Latine) la conférence donnée à Paris.

samedi 23 septembre 2017

Il m'arrive de causer dans le poste (en espagnol) [à l'affiche]

Le 6 septembre 2017, Café La Poesía (à l'étage, privatisé pour l'occasion)
entre Esteban Ocampo, à gauche, et Nolo Correa, à droite.

Ce week-end, ce matin et demain, aux aurores, Radio Rivadavia diffuse les deux interviews que j'ai enregistrées à Buenos Aires le mardi 5 septembre 2017, dans l'émission Juntos, animée par Nolo Correa, un des meilleurs intervieweurs du paysage audiovisuel argentin (l'émission dispose de sa propre page Facebook). Lui-même affirme qu'il laisse volontiers la parole à ses invités parce que c'est le meilleure façon de rendre son émission intéressante pour le public et pour lui-même, de faire de son émission un lieu où il apprend beaucoup de choses, où il s'enrichit autant que les auditeurs ou les téléspectateurs. Et cela en fait un hôte très apprécié, qui vous écoute vraiment, les yeux dans les yeux, au lieu de regarder sa montre. Et cela ne l'empêche pas de contrôler le temps d'antenne.


Avec lui, j'ai enregistré à deux reprises, d'abord dans le studio de Radio Rivadavia, seule, et le lendemain, à ma demande, en partageant le temps d'antenne avec l'historien et reconstitueur Esteban Ocampo, à l'étage du Café La Poesía (1), transformé en studio de télévision par Nolo et sa petite équipe. Des très beaux souvenirs de ce nouveau voyage en Argentine !


Au début de la semaine, j'ai mis en ligne sur les pages Radio de mon site Internet une courte interview donnée depuis la salle du Congrès d'histoire de San Juan à Concepto Radio, du journaliste Ricardo Olivera. Ce fut une entrevue tout à fait imprévue, obtenue au dernier moment par l'un des membres de la Junta de Estudios Históricos de San Juan, et donnée sur un téléphone portable, en espagnol et en direct, alors que je tâchais de mettre en place les documents à projeter quelques minutes plus tard dans ma conférence sur la Traversée des Andes telle qu'elle avait été rapportée par la presse européenne en 1817 (sources britanniques, françaises et suisses). L'acrobatie intégrale !


Au-delà de cette interview mémorable (pour moi, au moins !), je dois encore mettre en ligne deux autres entretiens, enregistrés quant à eux à Villa Mercedes (San Luis), au studio de Radio Cultura, là encore en direct, dans une émission du soir intitulée La Breve Palabra. Il s'agit de l'enregistrement de l'année dernière, que j'ai reçu pendant mon séjour dans la province de San Luis, et de celui de cette année, qui devrait m'être envoyé d'ici quelques jours. L'émission dure une bonne heure, j'ai donc du travail de découpage à réaliser pour donner à ces documents Mp3 la taille requise par l'hébergeur de mon site.

Dans le petit studio de Radio Cultura à Villa Mercedes
à ma gauche, la toute nouvelle présidente de l'Alliance Française de Villa Mercedes,
Andrea Campos Biassi

Une autre interview télévisée, prise au pied de la statue de San Martín, devant la mairie de Villa Mercedes, devrait m'être adressée d'ici peu, si les journalistes de la mairie tiennent leur parole. Elle est passée à l'antenne la veille de ma conférence au Colegio de Arquitectos de la Province de San Luis sur les sources francophones concernant la vie et l'œuvre de San Martín, en cette année du bicentenaire de la Traversée des Andes, dont les trois provinces de Cuyo (Mendoza, San Juan et San Luis) furent les grandes protagonistes.

Vous trouverez sur mon site Internet une série consistante d'interviews dans les deux langues sur l'ensemble de mes livres et des recherches qui les nourrissent.



(1) Cet établissement fait partie des rares cafés dont la fondation remontent aux années 1860. Horacio Ferrer en a intégré le nom dans une valse, dont la partition est de Raúl Garello,  Lulú, dédiée à sa femme, qu'il a rencontrée dans ces lieux, au cours d'une réunion organisée par... Nolo Correa, qui a en a fait sa tanière (su guarida) depuis longtemps...
Lulú fait partie du corpus de textes que j'ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié aux Editions du Jasmin, en mai 2010.